19 Ans et puis s’en va….

Ca y est… elles ne sont plus là, ni l’une partie (heureusement) à quelques rues seulement de la maison, ni l’autre envolée vers l’est.

L’une n’a plus besoin que je lui verse une petite aide mensuelle et me demande d’arrêter mes virements. Fière d’elle je suis, cette belle jeune femme qui gagne sa vie. L’autre a besoin d’air, d’apprendre… d’ailleurs. Je prends ce que je donnais à Marianne pour l’offrir à Jeanne. Juste retour d’amour, entre soeurs, entre mère et filles.

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Les enfants s’en vont, les placards se vident. On appelle ça le « syndrome du nid vide ». Alors qu’elles commencent à construire le leur, nous, les parents « abandonnés » allons apprendre à faire le nôtre « à l’envers ».  Serge Reggiani le chante tellement mieux que je ne l’écris  https://youtu.be/SR_ejfbHaWw

Hier j’ai aéré ta chambre, retiré tes draps, housse de couette, taies d’oreiller… je me suis retrouvée quinze ans en arrière, lorsque je démontais ton petit lit à barreau. Ces passages, ces moments de rupture,  me bouleversent. Le 22 septembre 1992 et le 26 août 1997, dans mon euphorie maternelle naturelle, il n’y avait pas de place pour « plus tard », votre départ inéluctable. Marianne, un soir entre bonsoir et baisers, disait : je serai comme Tanguy. Vingt années et quelques plus tard, elle vit sa vie entre un chat et un amoureux, heureuse, heureusement.  img_0142

 

 

 

 

 

 

 

Jeanne, chaque année, à sa date anniversaire prenait de graves décisions : plus de biberon, plus de rehausseur, plus de sieste… Ma petite fille qui a attendu deux ans pour se décider à marcher. Tu es comme ça Jeanne. Déterminée, volontaire, indépendante… Depuis quelques jours tu marches toute seule dans ta nouvelle vie, ton joli appartement… comme je l’ai détesté… tu m’étonnes ! Un petit nid pour toi, un grand vide pour moi.img_2275

Aujourd’hui dimanche, je n’irai pas doucement te réveiller vers une heure de l’après-midi pour te demander de descendre déjeuner.

Que vas-tu faire aujourd’hui ? Et tes soirées ?  Tu rentres à quelle heure ? Avec qui sors-tu ? On les connais ? Tu nous préviens par SMS. N’oublie pas tes clefs…. Fini.  Ta jeune liberté me fait envie même si tu me manques. Je vais bien ne t’en fais pas. Allez, bonne journée ma petite Alsacienne…. Mes pâtes aux anchois m’attendent.

 

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