Jeudi 11 heures, en route avec Dora pour la Fondation Louis Vuitton.Ligne 1 Bastille vers Charles de Gaulle Etoile. Soleil et ciel bleu et une jolie queue devant l’abribus dédié à la Fondation, avenue de Friedland. La navette, minuscule, arrive pour récolter une petite poignée de visiteurs. Patience.

Midi moins cinq arrivée devant l’étonnant bâtiment de Franck Ghery…. trois ou quatre queues désespérantes. Nos réservations à la main, nous passons très vite finalement. Midi entrée et passage obligatoire par le vestiaire et les pipi-room. img_2603

Il y a foule. Nous avançons lentement et admirons les lieux en attendant de pouvoir enfin accéder aux salles. Des reflets, des couleurs, de l’air, de l’eau, de l’espace, de la lumière… l’endroit me fait penser à un poumon géant. Malgré le monde, on respire bien.

Salle 1, présentation du « maître des lieux », Chtchoukine peint par Krohn, un peintre norvégien que je ne connaissais pas, des autoportraits de Cézanne ou de Gauguin… préface à l’exposition. Salle 2 des écrans géants présentent la danse et la musique, avec en vedette Matisse. Salle 3, la salle du Palais Troubetskoi dédiée au sacré, nous fait moins d’effet mais quand même le « chalet dans la montagne » de Courbet.   Salle 4, Claude Monet attire les foules… Impossible d’approcher du Déjeuner sur l’herbe. A la réfléxion, mieux vaut l’admirer de loin. Nous prenons la salle à rebours histoire de voir chaque tableau du  bon côté… jusqu’à la 14, nous prenons chaque salle en sens inverse. Et j’arrête là ma description laborieuse. Vous avez déjà vu l’expo tant mieux pour vous, dans le cas contraire tant mieux pour vous aussi, le meilleur est à venir.

Un homme de Picasso nous suit des yeux. img_2609Des Gauguin nous explosent au visage. Matisse, nous enveloppe dans ses couleurs et en particulier Collioure…. j’en rêve encore.

Eblouies… nous sommes merveilleusement imprégnées . Mais ce qui nous « interpelle » de salle en salle, se déplace de tableau en tableau qui avec sa tablette, son smartphone, ou son appareil photo avec zoom spécial safari en Afrique…. on ne sait jamais si un personnage sautait du cadre. Le Douanier Rousseau, Gauguin, Picasso, Braque, Monet, Signac et tous les autres sont épluchés, photographiés en détail. Un couple organisé : à elle la photo de l’oeuvre, à lui celle de la légende. Une dame en rouge s’installe sur un siège pliant devant l’atelier de Matisse, se fondant presque dans la toile. Ils sont partout. Je grogne contre une femme soudée à son Ipad « ça vous dérange ? » « Oui, ça me dérange que vous passiez devant moi sans rien voir » « Mais je regarde tout de même les tableaux !!! » Pendant quatre heures, on les retrouve d’une salle à l’autre plus ou moins agglutinés selon la réputation du tableau ou du peintre. Les gardiens baillent. Les photographes du dimanche moissonnent et pérorent…. qu’adviendra-t-il de ces souvenirs ? Au rez-de-chaussée, pour quelques euros de plus que le prix de l’entrée, le catalogue (le petit) attend les amateurs.

Les  nouvelles « icônes de l’art moderne » ou les e-con (ne)s de l’art moderne repartiront la tête vide peut-être mais la carte mémoire au bord de l’explosion certainement.

 

 

Répondre

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Commencez votre blog avec WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :