Amsterdam blues

Qu’il est sinistre le bruit des roulettes de valises sur les pavés de la cour. Mardi matin en route pour la Gare du Nord, je l’entends à peine. Sept heures et demie du matin, Jeanne et moi, partons nous vider la tête à Amsterdam. Thalys, nous voilà….

Midi, après à peine plus de trois heures de voyage, taxi (goût de luxe et connerie…. Ah si j’avais ouvert What’s app quelques minutes plus tôt !!) qui nous dépose à un kilomètre de notre Airbnb, pour cause de travaux de voirie. Direction le 89, Utrechtsedwarsstraat…. Merci aux passants avec portable qui ont eu pitié de deux porteuses de valises perdues.

Marianne notre hôtesse nous attend. Le studio ressemble bien à la photo, le patio fleuri aussi. A peine le temps de ranger quelques trucs et nous voilà parties, sans repères ni carte… et Google Map alors ? Ca pompe un max de 4G et j’aime mieux le papier. Mon pif GPS et les souvenirs de Jeanne nous envoient à gauche et à droite. Nous posons nos fessiers le temps d’une cigarette au Next Time plus sur la jolie terrasse du Singel 404, au bord de l’eau… petites salades et jus de fruits, des toilettes en haut d’un escalier pentu (forcément). La chasse au coffee continue  ! La ballade continue, la découverte aussi. D’un canal à l’autre, d’une terrasse à l’autre, nous attérissons sur Prinsengracht.

Fin d’après-midi, la lumière sublime se reflète dans l’eau. Nous rentrons à la « maison ». Une petite douche et nous essayons de retrouver les terrasses repérées…. Argentins, espagnols, pizzeria…. rien de bien tentant. Au bout de la rue : Leidsegracht, les petites tables du Café George nous attendent au 84. J’y étais venue boire un chocolat en décembre avec Erik. Je me souviens que les WC sont chics et parfumés. Un verre de Chablis pour Jeanne un verre d’Ugni blanc pour moi, oeufs sur le plat (omelette ici) au bacon grillé et meatball pasta…. Un petit coffee pour la route et tout le monde au lit. Total des pas : 17990.

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Mercredi matin, je laisse dormir Jeanne et je traîne un peu. Nous sortons vers midi sans but précis jusqu’au jardin botanique sur Herengracht. Sublime endroit, dépaysant, apaisant… plusieurs heures de grâce plus tard, notre estomac nous ramène vers le Centrum au Café Van Leeuwen, Keizersgracht 711HS. Salades encore et jus de fruits bio…. Il est déjà 6 heures du soir, le soleil brille, nous avons un peu mal aux pieds. Un petit verre de prosecco dans le patio. Ce soir nous dînons au coin de la rue, au Pata Negra vers 22 heures 30.  Si les coffee servent jusqu’à minuit ou une heure du matin, les cuisines à Amsterdam rendent leur tablier beaucoup plus tôt. Pas réalisés : 21988…. mon record ! Insuffisant pour éliminer les chorizos frits, les patatas brava, le génial poulet à l’ail et la sangria…. Olé !

Jeudi 6 juillet. J’ai réservé une table en terrasse chez Eatmosphera pour dîner. Il fait beau, il y a remises de diplômes à la Gerrit Rietveld Academie. Les Nike au repos, aujourd’hui c’est tramway. D’autres quartiers avec des maisons cossues au bord de l’eau, des pelouses et des immeubles en construction. C’est tellement loin que le plan ridicule que j’ai payé une fortune dans une librairie (ça c’est tout moi !) s’arrête bien avant. Je suis Jeanne comme un petit chien. Terra incognita les étudiants des Beaux Arts pour moi, alors à Amsterdam, je me sens un peu perdue mais touchée par certains travaux étonnants des élèves. Nous posons pour Anouks Beckers, une jeune styliste. Déjeuner sur la pelouse de l’école, au bord de l’eau avec les très bons petits sandwichs de la cantine. Avant de rentrer, petit détour par la bien nommée Kalverstraat… la rue de la fringue et des produits de beauté. Passage « raisonnable » chez Urban Outfitters… Le plus long c’est la cabine d’essayage. Un petit coffee ? Je ne m’en souviens plus. Retour à Utrechtsedwarsstraat.  Il tombe des hallebardes. Pas de terrasse pour le dîner…. aussi bon que dans mon souvenir. 12006 pas seulement à cause des tramways et de la pluie.

Vendredi 7 juillet dernier jour déjà. Trop vite, trop court. Pas envie de partir, pas du tout même. Un musée avant le grand départ. Le Stedelijk beaucoup moins bondé que ses voisins. Jeanne me fait découvrir le travail de Rineke Dijksgtra. Je ne connais pas du tout. Génial ! La prochaine fois, j’aimerais bien voir la section photo. La collection du musée semble impressionnante mais le catalogue n’existe qu’en hollandais, dommage ! Le Vondel Park est à deux pas. Sous un gros arbre, un jus de fruit bio (et oui encore !), des voisines de pelouse très joyeuses. Il est déjà l’heure de rentrer, fermer les valises, rendre la clef à Marianne. La suite vous la connaissez « accidentelles touristes ». 15377 pas pour cette dernière journée. Pas mal.

Des coffee, un musée, un jardin botanique, une école d’art, des petites rues, de grandes avenues, des tramways, des terrasses, des cafés, des vélos, des bateaux…. c’est fini. Mais promis, on recommencera ? Samedi début d’après midi, Jeanne repart à Strasbourg. Qu’il est sinistre le bruit des roulettes sur les pavés de la cour. Je me bouche les oreilles.

 

 

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